Santé et Santé-Environnement

Notre vision de la ville en 2030

Il y a dix ans, nous avons initié une rencontre entre professionnels de santé et usagers. Nous avions dessiné une cartographie de l’existant sur la commune et pris des orientations pour favoriser des soins de proximité et de qualité.

En parallèle avec les usagers, une réflexion de fond pluriprofessionnelle (généralistes, infirmier(e)s, kinés, orthophonistes, psychologues …) a permis la création de deux maisons de santé réparties sur la commune, œuvrant ensemble sur des projets au sein d’un pôle de santé.
C’est aujourd’hui une condition importante pour une pérennisation de l’offre en professionnels.

Ainsi, des spécialités complémentaires sont venues renforcer les professionnels de premiers recours : un ophtalmologue et un dermatologue proposent des consultations régulières au sein du pôle. L’installation d’un cabinet dentaire est en projet.

Cette nouvelle organisation permet tout à la fois des soins de proximité et des actions de prévention et de formation à la santé dans chaque quartier. En lien avec des associations, les écoles et avec les centres sociaux, des petits déjeuners « santé Â», ateliers « chute Â» pour des personnes âgées, ateliers « marche Â» pour les patients diabétiques sont organisés régulièrement chaque semaine. L’arrivée d’une médiatrice santé a permis une évaluation des besoins des personnes dépendantes pour un maintien à domicile. Des ateliers santé dans les crèches, les écoles, les maisons de retraite favorisent une sensibilisation à l’exercice physique, aux liens entre santé et environnement (qualité de l’air, alimentation ou impact des écrans sur les enfants par exemple).

Ces lieux de regroupement entre professionnels permettent une meilleure connaissance des soignants entre eux et augmentent leur capacité à accompagner de concert leurs patients communs.

Cela favorise pareillement le rapprochement avec l’hôpital Lyon Sud pour un meilleur confort de tous, personnes, familles et professionnels. 

Une ville pour toutes et tous

Notre vision de la ville en 2030 :

Hasard du calendrier, en ce début d’année se sont tenues, à quelques jours d’intervalle, l’assemblée générale des citoyens saint-genois et la toute dernière réunion de restitution de l’agenda 2030.

Ce fut l’occasion de revenir sur les changements importants qui ont bouleversé la vie de notre commune ces 10 dernières années, permettant une plus large participation des habitants aux prises de décision et à la gouvernance de notre ville.

Ce fut aussi un moment de partage et d’échanges autour des projets retenus pour les mois à venir par les différentes commissions participatives, financés par de véritables budgets citoyens.

La commission animation et évènements en a profité pour tirer un bilan de la foire de la Sainte Catherine, dont le succès ne se dément plus depuis qu’elle est revenue à ses origines d’accueil des producteurs locaux et de lien entre la ville et la ruralité.

L’équipe d’animation de la toute nouvelle Maison de démocratie participative et écocitoyenne, née au cÅ“ur de l’écoquartier du Vallon des Hôpitaux, est venue présenter ses activités : jardin, épicerie et cantine solidaires, ressourcerie, SEL (système d’échange local), et tous les services pouvant bénéficier aux saint-genoises et saint-genois. Ouverte à toutes et tous, cette Maison se veut un outil innovant pour celles et ceux qui souhaitent s’impliquer dans la vie de la commune afin de la transformer et la faire entrer de plain-pied dans un futur durable, notamment à travers le CADEC, rassemblant et coordonnant à ce jour plus d’une trentaine d’associations !

Emploi-économie

Notre vision de la ville en 2030

La mairie a fait de l’emploi dans sa commune une question prioritaire. Les enjeux étaient forts, St Genis devait permettre le développement d’une économie locale de proximité assurant de l’emploi dans les divers secteurs : entreprenariat, commerce, initiatives citoyennes, secteurs associatifs. Un diagnostic initial a permis d’identifier les ressources déjà existantes et les besoins futurs.

St Genis ville « dortoir Â» est devenue une commune attractive et dynamique offrant à ses habitants un bouquet de services diversifiés.

Le pôle public des Collonges a accueilli un séminaire d’économie locale. Les participants ont « planché Â» sur des projets visant à favoriser l’implantation d’entreprises nouvelles notamment dans le secteur de la transition écologique. Ils ont identifié les soutiens à donner aux artisans, aux commerçants et aux associations sur les questions de leur développement durable.

Favoriser l’emploi, c’était également, répondre en matière d’innovations : aujourd’hui une pépinière d’entreprises, basée dans l’éco quartier, sorte d’espace « incubateur Â» accompagne des personnes dans la création de leur activité professionnelle. Proche géographiquement, l’espace de « travail partagé Â» a ouvert ses portes et accueille en journée quelques « indépendants Â» et encourage ainsi la rencontre de jeunes talents locaux.

Une dernière-née, « Pass’emploi Â» s’attache à mieux connaître les besoins des demandeurs d’emploi de la commune. Elle organise, lors de permanences dans les différents quartiers, des temps d’échanges, des démarches communes, crée du lien et cherche à rompre l’isolement des personnes. Son ADN est simple, redonner du pouvoir d’agir aux personnes.

Aujourd’hui, la commune peut s’enorgueillir de son dynamisme : marché bio, foire nature/bio, animations commerciales et culturelles rythment l’année. Les citoyens peuvent répondre à leurs besoins de proximité en se déplaçant à pied, les rues sont vivantes et attractives. Les commerçants appliquent des règles zéro déchet en termes de sacs et de luminosité.

Demain, St Genis continuera à développer de nouveaux projets durables pour faire de la commune un lieu vivant soutenant les initiatives économiques, solidaires et durables. Un lieu pour tous.

Une nouvelle façon d’habiter la ville : l’écoquartier du Vallon des Hôpitaux

Notre vision de la ville en 2030

Lors de la dernière décennie, le Vallon des Hôpitaux a été à bien des égards le symbole du grand mouvement de transition écologique entamé à Saint-Genis-Laval. Il était à redouter, au vu du projet initial, que ce nouveau quartier prenne d’avantage exemple sur Confluence et son béton à peine masqué par quelques arbres et des innovations techniques vides de sens, que sur de vraies réussites d’écoquartier comme ceux de Fribourg en Allemagne, ou du BedZED à Londres.

Le défi était de taille, et les obstacles nombreux ; il n’était pas question cependant d’en rabattre sur notre ambition de construire, en lien aussi bien avec l’acteur institutionnel de la Métropole et sa nouvelle majorité écologiste, qu’avec les habitants eux-mêmes, la ville de demain.

Notre idée était que rien ne pouvait se faire sans l’implication de toutes et de tous, du rêve sur plan à la participation active des acteurs aux prises de décision (conseils d’ilots décidant des nouveaux aménagements, adhésion au conseil citoyen, création d’une Maison écocitoyenne), et à la vie du quartier (multiples projets participatifs à l’école, mutualisation de services, création de coopératives et de ressourceries).

Mais il était également indispensable que des infrastructures permettent d’atteindre les objectifs d’un développement durable, en limitant la place de la voiture et en renforçant celle des transports en commun et des modes doux, en favorisant la biodiversité (espaces verts et naturels), en promouvant une meilleure gestion des déchets et une réduction de la consommation d’eau, en facilitant enfin l’installation de commerces de proximité multifonctionnels. Il était tout aussi nécessaire, d’abord pour le bien-être des habitants, de construire des bâtiments à Haut niveau d’isolation pour une plus faible consommation électrique, recouverts de toitures végétalisées, qui puissent recourir aux énergies renouvelables (solaire, bois).

Rappelons que la réussite du Vallon ne serait pas ce qu’elle est si une attention toute particulière n’avait pas été portée à la mixité sociale, à travers le mélange de différentes formes d’habitat, qu’il soit classique, HLM ou foncier solidaire, dans un quartier aujourd’hui fort de sa différence et de sa diversité.

Une agriculture durable

Notre vision de la ville en 2030

Depuis très longtemps, Saint-Genis-Laval a une forte tradition agricole dont nous sommes fiers et que nous cherchons à renforcer ; l’agriculture a été, dès le début de notre action, au cÅ“ur de la transition que nous avons souhaité lancer vers des modes de production et de consommation plus respectueux de l’environnement.

Vous êtes de plus en plus nombreux à acheter vos fruits et légumes directement aux paysans locaux, présents sur les marchés et les différents points de vente installés dans chaque quartier de la ville.

Par des investissements réguliers dans le foncier, nous avons soutenu depuis 10 ans l’installation de nouveaux paysans et nous avons accompagné les agriculteurs déjà présents vers une conversion progressive au bio et à la permaculture. Cela a permis d’encourager le maraichage sur de petites parcelles saines, avec un meilleur rendement et une consommation d’eau moindre.

Aujourd’hui, une grande diversité de produits bio peut ainsi, suivant un circuit court, passer sans intermédiaires des champs à l’assiette des crèches et des cantines, fournissant aux enfants des plats plus variés et gouteux.

Dans le même esprit, les liens avec les lycées agricoles de la commune se sont renforcés. Des actions de formation à l’usage des particuliers pour la création de leur propre potager sont désormais proposées et soutenues par la mairie. Une association de jardiniers propose également à ses adhérents conseils et partage d’expériences, en menant une réflexion collective sur ce que seront les cultures de demain, plus adaptées aux multiples défis imposés par le changement climatique.

Enfin, une banque de graines a été récemment créée et des échanges s’opèrent, particulièrement pendant la foire de la Sainte Catherine, qui a pu ainsi retrouver partie de sa vocation première : présenter les atouts et les nouvelles initiatives de l’agriculture locale.